Un peu d’histoire : de la création au lancement

Les Cultiveuses, c’est parti pour la grande aventure !

Vous l’aurez compris, 2021 marque un tournant dans l’histoire des Cultiveuses que nous sommes. Diplômées d’un Master Gestion et Valorisation Touristique du Patrimoine à l’IREST en septembre dernier, une grande question perdurait pour nous. Que faire pour conclure l’année 2020 après plusieurs mois ponctués par le confinement, la rédaction d’un mémoire et le télétravail ?

En réalité, nous avions déjà quelque peu réfléchi à la question. La fin de l’année 2019 s’était terminée sur des « et si on montait notre boîte de médiation ensemble ? Ce serait génial ! ». Au début, il ne s’agissait que de simples mots prononcés sur le ton de la plaisanterie qui ont rapidement laissé place au premier confinement. On aura beau dire qu’on a détesté cette période, s’il y a bien quelque chose qu’elle a permis aux Cultiveuses, c’est de rêver et surtout, de se concrétiser. Pourquoi ne pas réellement monter notre propre studio de création ?

2019 : la rencontre

Les Cultiveuses sont nées sur les bancs de la fac. C’est en assistant aux séminaires de spécialité Gestion et Valorisation Touristique du Patrimoine que j’y rencontre Manon. Les mois passent aussi vite que notre liste de points communs s’allonge. En plus d’être toutes deux encadrées par la même directrice de mémoire, nous sommes passionnées par la médiation et sommes apprenties dans des services publics plus ou moins similaires : Manon, au Service Patrimoines et Inventaire de la Région Île-de-France, et moi-même, au Service du Patrimoine Culturel du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis. Fortes de nos expériences professionnelles, nos échanges autour de la médiation culturelle sont nombreux.

L’atelier de terrain, nécessaire à la validation de notre diplôme, marque pour nous un premier tournant. Sur les 4 sujets et partenariats proposés, seul l’un d’entre eux concerne la médiation culturelle. À destination du Syndicat mixte du Beaujolais, gestionnaire du Géoparc du Beaujolais, notre mission est la suivante : mettre en réseau les géosites. Pour cela, nous proposons plusieurs types de médiations culturelles, après nous être rendu sur le terrain et avoir analysé les différents besoins de notre partenaire. Vous l’aurez compris, c’est un peu la mission rêvée pour nous !

Cette expérience marque un tournant dans l’histoire des Cultiveuses pour plusieurs raisons. Le terrain est véritablement passionnant et nous fait prendre conscience de toute la richesse qu’apporte la médiation culturelle à la valorisation patrimoniale. Nous réalisons un autre point des plus importants : faire équipe. Quand vous faites équipe avec quelqu’un, bien s’entendre, bien communiquer, est la clé pour bien travailler ensemble.

Photographie de Manon

Après avoir effectué plusieurs travaux de groupe à la fin de l’année 2019, nous sommes sûres de nous sur un point : notre parfaite entente nous permet de bien travailler ensemble. Nos traits de caractère convergent mais plus important encore, nous savons mutuellement dire quand nous ne sommes pas d’accord ou quand quelque chose ne va pas et ça, c’est la preuve d’une confiance sans faille !

Le départ est donc lancé mais nous sommes encore loin de la ligne d’arrivée ! Les partiels terminés, nous reprenons chacune notre apprentissage à plein temps et en mars 2020, le confinement nous tombe dessus ! Chanceuses de pouvoir continuer notre activité en télétravail, nous cherchons à innover dans les domaines de la valorisation patrimoniale à distance et surtout, nous réfléchissons sérieusement à ce que pourrait nous apporter l’entrepreneuriat culturel.

2020 : la réflexion

Se pose la question de comment se lancer dans la culture dans une période plus que covidée (vous l’aurez compris, chez Les Cultiveuses, on adore inventer des mots) et dans laquelle le secteur connaît un ralentissement phénoménal ? On a rapidement cessé de se poser des questions et on a commencé à se concentrer sur l’essentiel : notre identité, et surtout, nos valeurs.

Photographie de Clara

Avec un mémoire à rédiger sur les bras et nos missions en qualité de chargées de valorisation, cela ne laisse que très peu de temps à la réflexion, ce qui ne nous empêche pas de nous renseigner sur le milieu de la médiation, d’établir un premier benchmark. Mais aussi d’en parler à Jean-Michel BLANC, chargé de prospective pour les activités sociales de l’énergie et professeur à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), dont il était important pour nous d’avoir l’avis. Parce que se sentir bien entourées, c’est important. Voyant des appels à projets défiler, des incubateurs comme celui du Centre des Monuments Nationaux recruter, nous prenons le parti d’y aller lentement mais sûrement !

L’été se voit être majoritairement consacré à la fin de nos alternances et surtout à la rédaction de nos mémoires. Nous commençons cependant à en parler à droite, à gauche. Auprès des copains, de nos familles, de nos collègues de bureau aussi ! Dans un même temps, nous sommes confortées dans notre idée, que si nous ne le faisons pas maintenant, nous ne le ferons jamais, que nous avons été correctement formées aux problématiques de la culture et de du patrimoine, et que nous n’avons rien à perdre ! Après avoir mis des mois à trouver notre nom, le mois de septembre marque le lancement officiel des Cultiveuses, notre nom coup de cœur. Et on espère que vous aussi vous l’aimez !

2021 : le lancement

Après avoir soutenu nos mémoires, terminé nos apprentissages, le mois de septembre 2020 marque un nouveau tournant. On parle beaucoup de tournant mais il faut dire que l’entrepreneuriat est fait de bien des virages, et surtout de giratoires sur lesquels vous ne savez pas où et à quel moment tourner. 

Une première difficulté nous aura fait tourner en rond un bon moment. Celle de notre statut. Que faire ? Devenir toutes les deux auto-entrepreneuses ? Monter une association ou une SAS ? Intégrer une coopérative d’activités et d’emplois ? La question est plus que difficile et le choix plus que crucial. C’est en assistant à plusieurs réunions d’information collective que nous nous tournons finalement vers la coopérative, avec qui nous partageons les mêmes valeurs. Économie sociale et solidaire, collectif, partage, sont des valeurs qui nous parlent. Partager cette aventure avec d’autres entrepreneurs de la culture, c’est bien aussi !

La fin de l’année 2020 et le début de l’année 2021 marquent notre intégration dans les CAE spécialisées dans les activités artistiques et culturelles CLARA, basée à Paris, et Chrysalide, basée à Brest et à Quimper. Notre entrée dans ces deux CAE est ainsi synonyme de deux fois plus de découvertes, deux fois plus de rencontres et deux fois plus de valorisation patrimoniale.

Après avoir consacré des heures de travail à ce projet ces derniers mois, le temps est venu pour nous de vous montrer ce dont nous sommes capables et de vous proposer notre site internet fraîchement mis en ligne. Pour ce début d’aventure, c’est sur (En)quête de patrimoine, à l’initiative du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis et en partenariat avec nos collègues de Seine-Saint-Denis Tourisme que nous nous lançons !

Variante logo "Les Cultiveuses"

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